Club Quinté

Actualité, information, sur les courses hippiques

vendredi 13 juillet 2018 - Cyril Linette, D.G. du P.M.U. dans Paris-Turf


Dans une interview accordée à Paris-Turf, Cyril Linette, le nouveau D.G. du P.M.U. reconnait l’urgence de la situation.....

Cela fait trois mois que vous êtes à la tête du PMU, comment jugez-vous la situation des courses ?

Cyril Linette : Très préoccupante. Le PMU doit sortir de sa myopie ! L’entreprise a masqué des problèmes structurels en multipliant le nombre de courses et de paris et, depuis 2012, ce travail de compensation est arrivé au bout du bout. Quand on passe d’un taux de pénétration auprès des Français de 14 à 8 %, cela signifie qu’on a un vrai problème d’attractivité du pari et des courses hippiques.

Pour beaucoup de Français, les courses et les paris hippiques renvoient à quelque chose de fermé et de ringard. Le PMU a essoré une clientèle de fidèles toujours plus réduite.

La situation est alarmante et nécessite de la part du PMU une prise de conscience très forte sur ses coûts. 

Si nous ne trouvons pas une solution pour relancer l’hippisme, dans 5 ou 10 ans, l’entreprise met la clé sous la porte. Côté PMU, je pense qu’on a deux gammes de clientèle : les turfistes (400.000 personnes), qui représentent 80 % de notre chiffre d’affaires, et ceux qu’on pourrait appeler les “gamers” (2 à 3 millions), qui sont plus volatiles. Pour les premiers, il faut revenir sur les fondamentaux en gommant au maximum les références aux jeux de hasard. Revenir à l’ADN du pari hippique, à la sagacité et aux gains. Pour les seconds, on doit travailler l’image et l’innovation, donc de nouveaux types de paris, pour les garder ou les conquérir.


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